Coup de projecteur sur le recrutement dans l’immobilier et la construction

Par Publié le : 29 juin 2021Catégories : articles DVATags:

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Alors que la crise du Covid-19 continue de produire ses effets sur les secteurs de l’immobilier et de la construction, certains sous-segments continuent à se développer et à recruter. Quels sont-ils et à quelles difficultés doivent-ils faire face ? Les réponses de Laurent Derote et Sophie Vatté au micro de Nicolas Doze dans son émission #JMLECO sur BFM Business.

Les secteurs de l’immobilier et de la construction souffrent-ils d’une inadéquation entre offre et demande de travail ?

Laurent Derote : Globalement, la réponse est oui, même si cela peut varier selon les métiers et les secteurs d’activité. De manière générale, les entreprises ont du mal à trouver des talents ; particulièrement les jeunes (bac + 5, ingénieurs…) beaucoup plus attirés par les métiers du digital ou de la finance. D’ailleurs, bien souvent, ces derniers ne connaissent pas les métiers de l’immobilier, contrairement à ceux de la construction dont ils ont une image plus claire grâce aux grands noms du secteur (Vinci, Bouygues, etc.) présents dans le CAC 40.

Sophie Vatté : De plus, toutes les entreprises recherchent les mêmes profils, quels que soient les sous segments des secteurs de la construction et de l’immobilier. De manière générale, les sociétés se mettent en ordre de marche en même temps, ce qui les conduit à manifester leurs besoins en recrutement au même moment. Dans ce contexte, l’expertise déployée par DVA Executive Search est de proposer aux entreprises qui font appel à nos services une ouverture à 360°. Nous allons chercher les talents dont elles ont besoin dans d’autres secteurs de l’immobilier voire dans d’autres métiers ; talents ayant la capacité de pouvoir s’adapter à leurs nouvelles fonctions.

Le défi actuel est non seulement d’attirer les talents, mais également de les fidéliser…

Laurent Derote : Une partie de nos clients possèdent une marque employeur forte. Pour d’autres, ce n’est pas le cas, même si elles sont d’excellentes entreprises. De notre côté, en tant que conseil, toute la question est d’identifier l’attractivité d’une entreprise et de sa proposition et de comparer cela au marché des talents afin de faire « matcher » l’offre de travail et la demande de travail, c’est-à-dire les souhaits des sociétés et les désirs exprimés des candidats. La réussite d’une mission dépend à 60 % de la qualité de cette identification en amont.

Sophie Vatté : C’est pourquoi il est devenu indispensable de proposer des prestations sur-mesure. Un client vient nous trouver pour un besoin identifié. Nous sommes capables de lui démontrer qu’il y a très peu de chance qu’il le trouve car le profil recherché est absent du marché, tout en le conseillant et lui proposant une solution qui correspondra à sa structure.


La crise Covid-19 a-t-elle stoppé les recrutements ?

Sophie Vatté : Le premier confinement a presque tout arrêté. Toutefois, même pendant cette période, des clients ont continué à nous confier des missions, autant en promotion immobilière qu’en immobilier commercial, notamment dans la restauration. Cela signifie que des entreprises de la restauration ou du commerce ont lancé des recrutements et qu’elles ont continué à recruter. Ensuite, après le premier confinement, on a pu constater un regain d’activité.

Laurent Derote : Le troisième trimestre 2020 a été marqué par un fort rebond qui nous a permis de rétablir en grande partie notre niveau d’activité. L’année s’est terminée par un chiffre d’affaires de 10 % inférieur à celui de l’année 2019. Dans ce contexte, il faut souligner que certains secteurs sont en très forte croissance. Je pense notamment à celui de l’immobilier logistique qui recrute des spécialistes du domaine.

Aujourd’hui, quels types de métiers recouvrent vos missions ?

Laurent Derote : Si l’on segmente, vous allez trouver les métiers de la promotion immobilière, ceux de l’immobilier du commerce et de la distribution qui ont leur propre spécificité, l’immobilier institutionnel (foncières, grands fonds d’investissement internationaux, sociétés de gestion de portefeuilles) intégrant aussi le financement de l’immobilier, les services (expertise immobilière, administration de biens, property-management, MOD/AMO, transaction locative ou d’investissement, mais aussi le notariat, le conseil en aménagement de bureaux…), le logement social, la construction (ingénieurs, architectes, maîtrise d’œuvre, MOD/AMO, entreprises générales et de second-œuvre…) et les grands projets d’aménagement comme le Grand Paris. N’oublions pas les directions immobilières des grandes entreprises qui travaillent sur les transferts, aménagements de bureaux, projets de construction France et international, stratégie immobilière et « sale and lease-back » ….

Quelles sont les tendances à l’œuvre sur l’année 2021 ?

Sophie Vatté : Notre savoir-faire nous a permis de bien démarrer l’année. Pour autant, nous vivons une période incertaine liée à la crise du Covid-19 qui rend bien difficiles les prévisions au-delà du court-terme.

Laurent Derote : La courbe de notre activité suit, en quelque sorte, la courbe du moral des chefs d’entreprise. Le mois de janvier a été bon, contrairement à février. Le mois de mars a été excellent, ce qui nous a permis de terminer le premier trimestre avec des résultats supérieurs à nos prévisions. Avril s’est débridé dans les derniers jours du mois. Je suis convaincu qu’il existe un énorme potentiel de recrutement et de redémarrage, ne serait-ce que pour compenser l’année 2020. On sent que les investisseurs, qui regorgent d’argent, se tiennent prêts à l’achat d’actifs. L’immobilier, en particulier dans les sous-segments de la logistique, de la santé, du logement résidentiel, est aujourd’hui très recherché en investissement, et par tout le monde, des institutionnels aux particuliers en passant par le private-equity, les family-offices…Le retour à la « vie normale » ne sera pas un retour au monde d’avant. La pandémie a considérablement accéléré certaines évolutions. La RSE et le développement durable, le télétravail à 40% et toutes ses conséquences, sont des tendances lourdes, qui impactent l’organisation des entreprises. C’est l’opportunité pour DVA de lancer une nouvelle activité, le Talent Développement.

A qui s’adresse cette nouvelle activité de Talent Développement ?

Sophie Vatté : Elle vient compléter notre offre et va plus loin que le seul stade du recrutement pour se déployer à toutes les activités des ressources humaines (training et coaching, assessment-center, parcours de reconversion…). A cet effet, une très grande professionnelle, spécialisée dans le domaine nous a rejoint mi-mai.

Laurent Derote : Avec cette offre, nous nous adressons à l’ensemble des secteurs de l’économie et non plus seulement à l’immobilier et à la construction. La vocation de cette nouvelle activité est généraliste, et nous lui donnerons sans doute une marque spécifique.

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